Ce Bilan est composé de 4 volets :
Il consiste à la mesure de l’acuité visuelle de loin et de près , la mesure de la tension intraoculaire (afin d’éliminer un glaucome préexistant au préopératoire). Un examen soigneux du segment antérieur afin d’éliminer une pathologie cornéenne et enfin un fond d’œil afin de s’assurer de l’intégrité rétinienne en particulier maculaire pour éliminer toute incertitude sur la qualité de la récupération visuelle après la chirurgie.
Les examens complémentaires peuvent être : - un champ visuel en cas de pression intraoculaire élevée - une angiographie rétinienne en cas de doute sur l’état rétinien - un comptage des cellules endothéliales de la cornée au microscope spéculaire en cas de dystrophie endothéliale suspecte
Cet examen consiste à calculer la puissance du cristallin artificiel qui remplace le cristallin cataracté Cette biométrie permet de mesurer la longueur axiale de l’œil et par des programmes informatisés nous permet de déterminer la puissance de l’implant.
Indispensable et obligatoire elle permet de confirmer le choix du type d’anesthésie et d’éliminer les contres-indications d’ordre général.
Des consignes particulières avant l’opération seront communiquées aux patients. Un dossier lui sera remis comprenant un bon de transport et une ordonnance pour se procurer en pharmacie les médicaments nécessaires après l’intervention, le consentement éclairé qu’il faudra signer et éventuellement un bon pour des soins infirmiers.
L’hospitalisation la plus pratiquée est l’ambulatoire, hospitalisation de quelques heures. En cas d’anesthésie, purement locale, le patient peux quitter l’établissement à l’issue de l’opération, si son état le lui autorise et si il est accompagné. Une hospitalisation d’une nuit peut être prévue si le patient est seul. Le contrôle de l’œil opéré est réalisé dans les 48 heures qui suivent l’intervention.
Une simple anesthésie locale par instillation de gouttes est suffisante (anesthésie topique) . en cas d’anxiété, le médecin anesthésiste peut administrer un produit tranquillisant avant et pendant l’opération. L’anesthésie générale n’est que rarement nécessaire, elle s’adresse surtout aux enfants, aux malades très anxieux ou non-coopérants.
Ils sont rares et imprévisibles. Ils conduisent parfois à placer l’implant devant la pupille, voir à renoncer à toute implantation. Il peut être nécessaire d’enlever un tout petit fragment de l’iris ou de procéder à l’ablation d’une partie du vitré. Le déroulement de l‘intervention peut être compliqué par une rupture de la capsule ( moins de 5% des cas).
L’extraction de la cataracte est parfois incomplète, une hémorragie peut se produire, qui se résorbe en général en quelques jours .
Après l’examen du premier ou du deuxième jour qui suit l’intervention, le patient est revu 3 semaines après pour la prescription de ses verres de correction. Il se manifestera avant si une anomalie survient. En règle générale, l’apparition de l’un des signes suivants après l’intervention de la cataracte peut amener à consulter en urgence : œil rouge, baisse de la vision, douleur oculaire, mal de tête, perception de taches, éclairs. La récupération visuelle est cependant excellente dans 95 % des cas.
Dans 95 % des cas, l’opération de la cataracte est indolore. La vision s’améliore rapidement et une correction adaptée par lunette peut être prescrite dans un délai de quelques semaines.
Bien qu’elle soit complètement standardisée et suivie d’excellents résultats, l’opération de la cataracte n’échappe pas à la règle générale selon laquelle, il n’existe pas de chirurgie sans risque.
Il n’est donc pas possible de garantir formellement le succès de l’intervention... Les complications sévères sont très rares. Elles peuvent nécessiter une ré intervention et aboutir dans les cas les plus extrêmes à la perte de la vision de l’œil opéré, voir à la perte de l’œil lui- même.
Il s’agit d’infections dans 1 à 3 cas pour 1000, traumatisme de l’œil par le patient ou son entourage, décollement de la rétine dans 1 cas sur 100, du trouble de la cornée, de l’extraction incomplète de la cataracte, du déplacement du cristallin artificiel. D’autres complications moins sévères, comme la cicatrice insuffisamment étanche, un hématome du blanc de l’œil ou de la paupière, la perception de mouches volantes, la sur sensibilité à la lumière, l’inflammation de l’œil, l’augmentation de la pression intra oculaire, la vision dédoublée peuvent apparaître. L’erreur du calcul de la puissance du cristallin est rare, compte tenu de la précision de l’échographie réalisée systématiquement avant l’intervention.