La DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l'âge

Date 17-02-2010

La dégénérescence maculaire liée à l’age est une atteinte de la macula, zone centrale de la rétine permettant la vision centrale. Cette localisation centrale explique que la DMLA peut entraîner une tache floue au centre du champ visuel, mais qu’elle laisse habituellement intacte la vision périphérique ou latérale.

 

Les symptômes

Dans la très grande majorité des cas, aucun symptôme n’est ressenti pendant de nombreuses années. Seul un examen du fond d’œil pratiqué par un ophtalmologiste permet de la diagnostiquer. Mais certains signes sont à prendre avec sérieux quand l’acuité visuelle diminue et que les personnes ressentent le besoin d’un meilleur éclairage pour lire.

Les premiers signes

Les lignes se déforment, la lecture devient difficile, car les mots se rapprochent ou s’éloignent les uns des autres c’est la métamorphosie Parfois une microspie apparaît c’est-à-dire que les objets deviennent anormalement petits. Une dyschromatopsie peut se manifester, altération de la vision des couleurs qui deviennent pâles.

 

Les causes

Le risque augmente avec l’age, c’est une affection multifactorielle avec une composante génétique. Le risque est 4 fois plus important s’il existe déjà des pathologies dans la famille. La consommation du tabac augmente le risque du facteur de 3 à 6, la surcharge pondérale est aussi un facteur potentiel d’aggravation.

 

Traitement

Un traitement au laser ou la prise de médicaments peut stabiliser les lésions, mais aucune technique ne permet à ce jour de restaurer la vision. Un dépistage précoce est vivement recommandé aux premiers symptômes.

Jusqu’à ces dernières années, le seul traitement de la DMLA exsudative était la photo coagulation au laser des néo vaisseaux ( destruction thermique des vaisseaux anormaux… mais aussi de la rétine adjacente) : moins de 20% des yeux atteints de DMLA pouvaient être traités.

En effet le traitement par laser n’est possible que lorsque les néo vaisseaux n’ont pas encore atteint le centre de la vision. C’est donc au stades très précoces de la maladie et dans certaines localisation seulement que l’on peut utiliser le laser thermique.

Cette situation a évolué grace à l’arrivée de la thérapie photodynamique ou PDT ( injection d’un produit photosensibilisant dans une veine du bras, activé par un laser dénué d’effet thermique) en 2000, élargissant les indications thérapeutiques aux néo vaisseaux centraux, permettant de retarder la perte de la vision centrale, au prix de séances répétées.

Elle reste encore indiquée dans certaines formes et inefficace dans d’autres : on estime à 30% le nombre de patient pouvant bénéficier de la PDT.

Une nouvelle ère a débuté en 2006 avec la mise à disposition des médicaments dits anti VEGF. Le VEGF est une substance fabriquée en excès dans l’œil lors de certains états pathologiques, notamment la DMLA exsudative, impliquée dans la croissance de vaisseaux anormaux ( angiogenèse). Son blocage permet donc de stopper l’évolution voir, faire régresser les petits néo vaisseaux tout en diminuant les conséquences ( œdème, hémorragies).

Validés par de larges études internationales, ces traitements en plus de pouvoir être utilisés dans la quasi totalité des cas, permettent de stabiliser la vision de presque tous les patients traités et d’espérer pour la première fois, une amélioration de l’acuité visuelle… au prix d’injections directement à l’intérieur de l’œil, éventuellement répétées. S’ils stabilisent, voir font un peu régresser la maladie, ils ne la guérissent pas définitivement.

Les avis du DR WAGNER Leur vie à changé. Ils racontent ! Un rendez-vous ? Une question ? Un séjour médical sous haute relaxation